2025-11-11 – Commémoration de l’Armistice

Commémoration interreligieuse de l’Armistice de la Guerre de 1914-1918 et de toutes les guerres.

En ce 11 novembre, jour de mémoire et d’espérance, nous honorons la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la paix et la liberté. Mais notre monde, en 2025, reste meurtri : guerres persistantes, migrations forcées, catastrophes, pauvreté, divisions sociales et spirituelles continuent d’assombrir l’horizon humain.

Face à ces blessures, les religions jouent un rôle vital : rappeler que la paix véritable ne se décrète pas, mais se construit — pas seulement par la prière ou la parole, mais par l’action et l’engagement d’une fraternité concrète.

Mot d’accueil

Christophe SIMON – Président de l’Association « Souffle et Chemins »

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus,

Madame la Présidente de l’Association des Anciens Combattants,

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Frères et sœurs de toutes convictions,

En ce jour du 11 novembre, nous nous rassemblons dans le silence et la mémoire.

Nous commémorons l’Armistice de 1918, ce moment où les armes se sont enfin tues après tant de sang, de douleur, de ruines et de larmes.

Nous faisons mémoire de ces millions de vies brisées, de toutes ces familles plongées dans le deuil, et de tous ceux qui ont souffert, souvent dans la pauvreté matérielle et morale qu’engendre la guerre.

Nous sommes honorés par la présence de notre maire, Monsieur Jean-Paul JEANDON, et des membres du Conseil municipal, témoins et porteurs de la mémoire collective qui nous rassemble en ce jour particulier. Leur présence souligne l’importance de cette commémoration, et nous rappelle l’engagement citoyen qui, au-delà des générations, nous lie dans la quête d’une paix durable.

Nous exprimons toute notre reconnaissance à Mme Geneviève CARON, ici présente, qui préside l’Union Nationale des combattants de Cergy et ses environs ainsi que le  Souvenir français par la Délégation Générale du Val-d’Oise. À travers ces associations, c’est la mémoire vivante de ceux qui ont risqué leur vie, sacrifié leur jeunesse, et enduré d’innombrables épreuves pour la liberté qui nous accompagne aujourd’hui. Leur courage, leur dévouement, continuent de nous inspirer et nous guident, tels des phares dans la nuit de l’histoire.

Nous sommes aussi honorés par la présence de responsables religieux venus de divers horizons spirituels, chacun porteur d’une sagesse et d’une lumière particulière. Ensemble, ils incarnent un engagement commun pour la paix, un désir partagé de dépasser les frontières confessionnelles au service d’un idéal plus vaste.

Permettez-moi de vous présenter

  • Madame Isabelle Vincendon, ici au nom du Bouddhisme
  • Monsieur Gad Bellity, président de la Synagogue de Saint-Ouen-l’Aumône qui représente aujourd’hui le Rabbin Mendel Dawidowicz pour le Judaïsme,
  • Monsieur Dahmane Yellès, Imam de la Grande Mosquée de Cergy
  • Le Père Bruno Guespereau, curé de Cergy, témoin de la tradition catholique.
  • La Pasteure Aurélie Derupt représentant l’Église Protestante Unie.
  • Monsieur Jean-Claude Emeriau, également connu sous le nom de Nitaï Gaurasundara Das, représentant l’Hindouisme.


C’est un privilège de les accueillir aujourd’hui, unis dans leur diversité, pour porter ensemble le message d’une paix universelle qui nous inspire tous.  Merci infiniment à chacun d’entre vous pour votre présence,  pour votre recueillement,  et pour ce témoignage silencieux de fraternité.

Mot d’ouverture

Christophe SIMON – Président de l’Association « Souffle et Chemins »

Que cette commémoration soit pour nous tous non seulement un temps de mémoire, mais aussi un temps de promesse — une promesse envers les générations à venir, afin que jamais ne s’éteigne le souffle de la paix. Car notre rassemblement aujourd’hui n’est pas seulement un regard tourné vers le passé : il est un appel vivant à la paix, à la fraternité, et à la vigilance du cœur.

Notre République puise sa grandeur dans la justice, la solidarité et la paix qu’elle défend. Elle lutte contre la pauvreté par un effort constant de reconstruction sociale et politique.

Or,  la justice ne se limite pas aux lois : elle demande engagement, courage et regard fraternel.

La paix n’est pas seulement un traité: elle est une conversion du cœur.

La solidarité ne se décrète pas:  elle se vit.

Il existe une autre pauvreté, plus cachée, plus redoutable : une pauvreté intérieure, la pauvreté morale, celle qui engendre la peur, la méfiance, la haine ou le mépris.

Les religions se déploient en ces profondeurs, précisément –  là où la République peut difficilement aller.

Elles s’attaquent à cette misère du dedans, et rappellent que la pauvreté ne se résout pas seulement  par budget ou par décret,   mais par la conversion du regard : apprendre à voir en chaque être humain un frère, une sœur, un visage de Dieu.

Il s’agit là d’une autre forme de reconstruction, morale et spirituelle.

La République veille sur la cité des hommes ; les religions veillent sur la cité intérieure.

La République construit le bien commun ; les religions éveillent les consciences.

La République protège la vie ; les religions lui donnent un sens.

La République honore les soldats tombés pour la patrie ; les religions, prient pour eux.

Les religions parlent là où la République se tait.

Dans le secret des cœurs blessés.

Dans le silence de ceux qui cherchent un sens aux épreuves de l’existence, à la souffrance et au mystère de la mort.

Dans l’espérance fragile de ceux qui, malgré tout, s’ouvrent encore à la lumière.

Pour elles, la dignité de l’homme ne dépend ni de la richesse, ni du pouvoir, mais du souffle de vie déposé en chacun.

Pour elles,  surtout, il existe une autre pauvreté, plus belle et plus féconde :  la pauvreté du  cœur,  celle du cœur humble et ouvert ; la pauvreté spirituelle, celle qui libère pour aimer, pour servir, pour pardonner.

Ce n’est pas une misère qui accable,  mais une simplicité qui élève.

Une telle pauvreté se fait force de paix et chemin de lumière.

En honorant aujourd’hui la mémoire des soldats tombés, nous honorons aussi la dignité des pauvres,  des blessés, des oubliés –   tous ceux qui ont payé le prix de la violence physique ou morale des hommes.

En ce jour du souvenir, puissent nos voix, unies au-delà des convictions, redire avec force :

Plus jamais la guerre.
Plus jamais la misère qui nourrit la guerre.
Ni la misère du corps.
Ni, surtout, la misère de l’âme.

Puisse cette commémoration être pour chacun de nous bien plus qu’un souvenir :

Qu’elle élève une prière ardente pour la paix
Qu’elle forge le serment fidèle de notre fraternité.
Qu’elle soit le rempart que nous érigeons ensemble contre les racines profondes de la guerre, des divisions et des détresses.

Qu’elle soit le choix de la coopération sur l’affrontement,

la grâce de la main tendue par-delà le voile de l’indifférence,

et la volonté d’une responsabilité partagée face au vain repli sur soi.

Que ce soit ici, en cet instant,

que la pauvreté de nos cœurs s’épanouisse en une profusion d’amour,

et que la mémoire de ceux qui nous ont quittés devienne, pour nous tous, un germe puissant de vie et une indéfectible espérance.

Et que, toujours,
la paix demeure entre nous.

Pour la ville de Cergy,  pour la France, et pour l’humanité tout entière.

Isabelle Vincendon représentant le Bouddhisme

Mesdames, Messieurs,


La paix ne commence ni dans les traités ni dans les armées ; elle commence dans le cœur. Parler de paix, c’est d’abord parler des conditions du bonheur. Le bouddhisme souligne deux sources intérieures qui rendent la paix possible et durable : la sagesse — la compréhension de notre interdépendance — et la compassion. La compassion n’est pas une émotion molle : c’est une éthique de la relation qui voit en chacun un être qui, comme nous, désire le bonheur et refuse la souffrance.


De là naît une idée centrale : la responsabilité universelle. Dans un monde interdépendant, chercher mon intérêt contre celui des autres est inefficace ; la voie juste est l’intérêt mutuel. Cela fonde une attitude de fraternité : reconnaître que nous formons une seule famille humaine.


Parler de paix, ce n’est pas nier le conflit ; c’est organiser notre interdépendance par la bienveillance, la justice et le respect. Cette fraternité n’est pas qu’un sentiment ; elle se traduit en actions. Le bouddhisme en propose trois, simples et exigeantes.

1. Première action : voir.
Voir la dignité de l’autre, surtout quand il n’est pas de mon camp. Cette présence d’esprit désamorce la colère et rend à l’intelligence son discernement.


2. Deuxième action : choisir.

Choisir la coopération plutôt que le gain à court terme. C’est la sagesse de l’intérêt bien compris : protéger autrui, c’est protéger notre avenir commun.


3. Troisième action : agir.
Agir par des gestes concrets — écouter, partager, soigner les plus vulnérables, dire la vérité avec bienveillance — puis institutionnaliser ces gestes : éducation à la compassion, décisions politiques orientées vers la dignité de tous.



Alors, que faisons-nous dès aujourd’hui ?


Dans nos familles et nos équipes : une parole qui relève.
Dans nos quartiers : une main qui partage.
Dans nos institutions : une décision juste qui met l’humain avant l’intérêt immédiat.


Chaque rencontre devient une pratique : cultiver un bon cœur soutenu par une compréhension juste.

La compassion donne l’élan, la sagesse garde le cap.

Oui, le monde est traversé de violences ; mais nous pouvons transformer l’épreuve en chemin : faire de l’action fraternelle notre discipline quotidienne. Elle ne promet pas l’absence de conflits ; elle promet une capacité nouvelle à les traverser sans nous déshumaniser.


Alors, commençons entre nous, ici et maintenant.

Décidons la fraternité, pratiquons-la, et laissons sagesse et compassion devenir l’architecture d’une paix qui engendre l’espérance.


Je vous remercie.


Śāntideva vécut au VIIIᵉ siècle comme moine à Nālandā, la grande université monastique de l’Inde.

Son ouvrage majeur, le Bodhicaryāvatāra — « La marche vers l’éveil » — expose comment unir sagesse et compassion pour transformer la vie quotidienne : patience, générosité, discipline, attention juste…

Ce texte, appris par cœur par des générations de moines et enseigné par les Dalaï-Lama, est l’une des références les plus accessibles pour comprendre pourquoi notre bonheur est indissociable de celui des autres.

Lecture (BCA 8.129–130)

Tout le bonheur de ce monde
naît du souhait que les autres soient heureux ;
toute la souffrance de ce monde

naît de ne chercher que son propre bonheur.

Les êtres immatures veillent sur eux seuls ;
les Éveillés œuvrent au bien des autres :
vois la différence entre eux.

M. Gad Bellity remplaçant le Rabbin Mendel Dawidowicz, représentant le Judaïsme

Si tu veux la paix

Si tu veux la paix, prépare la … surtout, ne prépare pas la guerre.

Bien au contraire, si tu veux la paix

Prépare d’abord la fraternité.

Mais aussi, si tu veux la paix,

Prépare l’enseignement de l’amour du prochain.

Car, en effet, si tu veux la paix,

Donne la priorité des priorités à l’éducation.

Mais n’oublie pas ; si tu veux la paix,

Prépare la justice et respecte la dignité de l’adversaire.

Mais aussi, si tu veux la paix, purifie les mémoires.

Si tu veux la paix, prépare la vérité.

Surtout, si tu veux la paix, prépare la solidarité.

Enfin, si tu veux la paix, prépare la miséricorde.

Alors, si tu prépares tout cela

La paix te sera donnée de surcroît.

Rabin René-Samuel SIRAT (Grand Rabbin de France de 1981 à 1988)


Prière pour la République Française

Éternel, Maître du monde,

Ta providence embrasse les cieux et la terre ;

La force et la puissance T’appartiennent ; par Toi seul, tout s’élève et s’affermit.

De Ta demeure sainte, ô Seigneur, bénis et protège la République française et le peuple français.

Regarde avec bienveillance depuis Ta demeure sainte, notre pays, la République française et bénis le peuple français.

Que la France vive heureuse et prospère.

Qu’elle soit forte et grande par l’union et la concorde.

Que les rayons de Ta lumière éclairent ceux qui président aux destinées de l’État et font régner l’ordre et la justice.

Que la France jouisse d’une paix durable et conserve son rang glorieux au milieu des nations. Que la France reste fidèle à sa noble tradition et défende toujours le droit et la liberté

Accueille favorablement nos vœux et que les paroles de nos lèvres et les sentiments de notre cœur trouvent grâce devant Toi, ô Seigneur, notre créateur et notre libérateur.

Que l’Éternel accorde sa protection et sa bénédiction pour nos soldats qui s’engagent partout dans le monde pour défendre la France et ses valeurs. Les forces morales, le courage et la ténacité qui les animent sont notre honneur.

Amen.

M. Dahmane Yellès – Imam de la Grande Mosquée de Cergy, représentant l’Islam

Louange à Dieu seigneur de l’univers, seul souverain dans les cieux et sur terre ; aucun atome ne peut se mettre en mouvement ou se stabiliser sans sa volonté et son autorisation, Il a le plein pouvoir sur toutes ses créatures sans exception.

Bénédiction et salut de Dieu sur notre bien-aimé prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons, ainsi que sur ses frères prophètes qui l’on précédés ,en particuliers : Jésus, Moise, Abraham, et Noé, qui sont avec notre prophète Mohamed, les grands messagers doués de fortes résolutions.


L ’assistance aux pauvres

L’islam a honoré l’être humain et a fait en sorte que sa relation avec ses semblables soit basée sur la sécurité et la paix.
Il a donné de l’importance à l’humain, Il l’a respecté en tant qu’être humain sans référence à son genre, sa couleur, sa religion, sa langue, son pays, son groupe, sa situation sociale.


Dieu Le Tout Puissant a dit dans le Coran : « Certes, nous avons honoré les fils d’Adam, Nous les avons fait transporter sur terre et mer, Nous leurs avons attribués les bonnes nourritures, et Nous les avons nettement favorisés par rapport à beaucoup de nos créatures » (Chapitre l’ascension , verset 70)

Et parmi les aspects de cet honneur est que Dieu l’a créé avec sa main et a soufflé en lui de son esprit, Il lui a fait prosterner ses plus nobles créatures qui sont ses anges, Il lui a fait soumettre les cieux et la terre tous par sa grâce et sa faveur et il a fait de lui le seigneur de cet astre terrestre.
Dieu le Tout Puissant a fait de l’être humain son lieutenant pour prospecter cette terre. Pour que cet honneur soit concrétisé et réel, il faut qu’il devienne un mode de vie sur terre.


Les droits

L ’Islam a garanti à l’humain tous ses droits ainsi que leurs protections et leurs préservations : que ce soit le droit : le droit religieux civil ou politique.. Et parmi ces droits :


Le droit de vivre : Dieu L’exalté a dit dans le coran après avoir cité le crime d’un des fils d’Adam sur son frère : « C’est pourquoi nous avons prescrit pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur terre, c’est comme s’il avait tué tous les gens, et quiconque lui a fait don de la vie c’est comme s’il avait fait don de la vie à tout le monde » (Chapitre « La Table Garnie » Verset : 32)

Le droit de préservation des biens : comme l’islam a préservé l’âme humaine, il a préservé aussi les biens des gens, Dieu gloire à lui a dit « O les croyants : que les uns d’entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement, mais qu’il y ait du négoce entre vous par consentement mutuel, et ne vous tuez pas vous-même Dieu en vérité est miséricordieux envers vous »


Le droit au respect : il est interdit de porter atteinte à la pudeur d’un être humain ne serait ce avec la moindre parole, Dieu a dit : « Malheur a tout calomniateur diffamateur » (Chapitre « Les Calomniateurs » verset :01)

Ainsi que d’autres droits, comme la liberté, qui se limite là où commencent les libertés d’autrui, le droit d’exprimer son avis…etc.


L’aide aux nécessiteux


1. L’aumône obligatoire que doivent donner les riches aux pauvres chaque année : tout musulman qui possède la valeur de 85g d’or qui est évalué à 5000€ ou plus que cela, doit donner 2,5% aux pauvres de ce qu’il possède comme or, argent et billets de banques, chaque année.


2. L’Islam exhorte les gens à être généreux envers les gens en leurs faisant comprendre que Dieu béni soit-il leurs donne la fortune grâce aux prières et invocations des pauvres et des faibles. Le Messager de Dieu bénédiction et salut de Dieu sur lui a dit dans une discussion rapportée par Abou Daoud : « Donnez-moi satisfaction en les faibles car vous n’obtenez victoire et subsistance que par l’intermédiaire des pauvres » (c’est-à-dire que lorsque vous aidez les pauvres ils vous feront des prières et des invocations pour que vous ayez la victoire et que la subsistance nous parviendra)

3. Préservation de l’héritage des femmes et des orphelins :

Dieu, gloire à Lui, a dit :

« Aux hommes une part de ce qu’on laissés les pères, les mères et les proches et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les pères, les mères et leurs proches, que ce soit peu ou beaucoup, une part fixe obligatoire » (Chapitre « Les Femmes » verset :07)

« Et donnez aux orphelins leurs biens, ne substituez pas le mauvais par le bon, ne mangez pas leurs biens avec les vôtres c’est vraiment un grand pêché » (Chapitre Les femmes ,verset 2)

Ceux qui mangent les biens des orphelins vraiment, ils sont entrain de manger du feu dans leurs ventres et ils rentreront en enfer » (Chapitre les femmes , verset 10)

L’islam appelle les musulmans à prendre en charge les orphelins. Le Messager de Dieu, bénédiction et salut de Dieu sur lui, a dit : « Moi et celui qui prends en charge un orphelin, nous serons ensemble au paradis comme ça, et il a montré ses deux doigts » rapporté par Alboukhari.




Miséricorde, justice et responsabilité : l’appel divin à aider les démunis

Dieu béni soit- il a dit en lançant des éloges aux généreux disant « Et ils ont dans leurs biens un droit pour les mendiants et les déshérités ».

Le Messager de Dieu bénédiction et salut de Dieu sur lui a dit : « Dieu a commandé aux riches de donner aux pauvres ce qui leurs suffit largement. »

S’il y a des pauvres qui ont faim ou qui n’ont pas de quoi se vêtir ; cela veut dire que les riches n’ont pas fait leurs devoirs envers les pauvres, certainement Dieu va les juger durement et les châtiera un châtiment douloureux.

L’islam a traité de mécréant celui qui est dur avec l’orphelin : Dieu béni soit- il a dit : « Vois-tu celui qui traite de mensonge la rétribution, c’est bien celui qui repousse durement l’orphelin et qui n’encourage point à nourrir les pauvres » (Chapitre « L’Ustensile », verset : 1,2, 3)

Le Messager de Dieu bénédiction et salut de Dieu sur lui a dit : « Il ne fait pas partie de nous celui qui n’accorde pas miséricorde à notre petit et qui ne connait pas l’honneur de la personne âgée ».


Al Boukhari rapporte que le Messager de Dieu, bénédiction et salut de Dieu sur lui, n’a laissé après son décès ni or ni argent ou autre chose sauf sa mule blanche qu’il montait son épée et une terre dont il a fait don pour le voyageur en détresse. On peut aussi faire entrer avec le voyageur en détresse toute personne qui se retrouve dans le besoin, les réfugiés qui fuient leurs pays en guerre pour sauver leur vie, et autres…


Ainsi donc, l’Islam rend les gens aisés responsables de la misère qui a atteint les gens et leur commande de prendre leurs responsabilités et de tenir main forte aux nécessiteux.

Mr YELLES Dahmane
Imam de la Grande Mosquée de Cergy

Père Bruno Guespéreau – Curé de Cergy, représentant la religion catholique romaine

En cette année sainte pour les catholiques, en raison du jubilé de la naissance du Christ, je voudrais faire mémoire d’une histoire peu connue mais qui nous concerne tous ! Tout a commencé par une rencontre qui deviendra amitié !

Le 13 juin 1960 l’historien Jules Isaac* demande au pape Jean XXIII que l’Église catholique révise certaines formulations malheureuses par rapport au peuple juif, formulations contraires à la foi des évangiles. Il lui demande 3 choses :

  • Un programme de redressement de l’enseignement chrétien concernant Israël ;
  • Un exemple de mythe idéologique (la dispersion d’Israël, châtiment providentiel) ;
  • Des extraits du catéchisme du concile de Trente montrant que l’accusation de déicide
    est contraire à la saine tradition de l’Église.

Cinq ans plus tard le pape Jean XXIII est mort, mais pas son souci de changer la façon chrétienne de voir le peuple juif ! Alors que l’Eglise catholique termine trois grosses années de Concile réunissant tous les évêques du monde entier, elle va publier un des textes les plus novateurs de ce 2ème Concile du Vatican : Nostra Aetate (Déclaration : La relation de l’Eglise avec les religions non chrétiennes).

Au départ ce devait être qu’un texte sur les relations avec le judaïsme… mais une fois le paragraphe 4 écrit, il a semblé nécessaire d’y adjoindre des paragraphes sur les autres religions non chrétiennes : les religions traditionnelles (Animisme), l’Hindouisme, le Bouddhisme, l’Islam, le Judaïsme.


Première conclusion pour aujourd’hui : une rencontre entre deux personnes devient une amitié, et alors se sont toutes les autres fréquentations de cette personne qui en sortent grandies.


La réflexion sur notre relation au peuple juif, même signée à l’extrême fin du concile, a permis de réfléchir notre relation avec toutes les autres religions non chrétiennes. Il n’y en que cinq nommées en 1965, mais en 1986 et cela permet la fameuse Conférence d’Assise pour la Paix. Chacun était invité à se rassembler pour une même cause, chacun priant à sa manière.


Le second point qui me semble capital ce sont les premiers mots du paragraphe 4 : « Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham. »


Ce paragraphe de Nostra Aetate fait mémoire de ce que nous devons à l’Ancien Testament et à la lignée d’Abraham, donc au peuple juif par qui Dieu a permis que la révélation se fasse au monde.

Nostra Aetate est d’abord un approfondissant de l’épître aux Romains, plus encore que l’épitre aux Hébreux. Ce faisant on a pu mieux comprendre comment le Nouveau Testament n’était pas le remplacement de l’ancien mais sa continuité et son aboutissement !

Seconde conclusion pour aujourd’hui : le travail théologique est à la source de l’ajustement de religion entre elles. Je note que le grand pas fait par Vatican II fut de penser l’Eglise à partir d’elle-même et non en se comparant aux autres religions, ce qui donnait souvent lieu à des « anathèmes » littéralement des « interdits » !… Si il y a un interdit aujourd’hui, il concerne l’antisémitisme, l’islamophobie, etc…

Ainsi donc, pour nous aujourd’hui, l’enjeu de la Fraternité se fonde sur notre capacité à approfondir notre spiritualité, comme on dit aujourd’hui, mais le mot est pauvre, et je lui préfère celui de théologie : une pensée sur Dieu. C’est beau.


Le mot de la fin :

Nous ne pouvons pas considérer les autres hommes comme nos frères, si nous ne considérons pas d’abord notre Dieu.

Père Bruno Guespereau
Curé de Cergy représentant la religion catholique romaine

* Jules Isaac, né le 18 novembre 1877 à Rennes et mort le 5 septembre 1963 à Aix-en-Provence, est un historien français. Il est l’auteur, à la suite d’Albert Malet, de célèbres manuels d’histoire, usuellement appelés « Malet et Isaac ». Jules Isaac est également un pionnier des Amitiés judéo-chrétiennes, notamment à travers son livre Jésus et Israël et sa participation active aux travaux de la conférence de Seelisberg.


Psaume 132


01 Oui, il est bon, il est doux pour des frères
de vivre ensemble et d’être unis !

02 On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête,
qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron,
qui descend sur le bord de son vêtement.
03 On dirait la rosée de l’Hermon
qui descend sur les collines de Sion.
C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction,
la vie pour toujours
.

Pasteur Aurélie Derupt représentant l’Eglise Protestante Unie

Texte biblique (Tite 3.1-6)

Naturellement, nous pensons qu’il faut faire du bien à ceux qui le méritent et du mal à ceux qui ne le méritent pas.
Naturellement, nous sommes enclins à croire que nous faisons bien et que les autres font mal.
Et nous n’aimons ni n’aidons que ceux que nous considérons comme étant dans notre camp, le camp des “bons”.
Souvent, nous faisons cela dans le but d’avoir l’impression d’être de meilleures personnes, des personnes qui aident “les gens bien”.

Mais Dieu, à travers la Bible, nous révèle ceci : nous ne sommes pas des justes, nous ne sommes pas des “gens bien”. Tous, nous sommes pécheurs. Naturellement, nos pensées sont tordues ; nous nous trompons nous-mêmes et nous trompons les autres.

Mais Dieu ne nous a pas traités comme nous le méritions. Dans son amour, il est venu en Christ marcher sur notre terre pour sauver l’humanité en la réconciliant avec Dieu, par le sang de la croix. En tant que chrétiens, nous croyons en cet amour et nous l’accueillons dans notre vie.

Notre perspective change alors : ces autres, même différents, même hostiles, ne sont pas des ennemis, ni des gens à délaisser ou à regarder de haut. Ils sont nos frères en humanité, qui ont besoin, eux aussi, comme nous, d’être aimés, aidés et secourus. C’est alors que cet appel biblique à être bons envers les autres, concrètement, par le service, prend tout son sens.

Parce que nous croyons en l’amour de Dieu pour nous comme pour les autres, nous comprenons la nécessité de manifester cet amour en œuvrant pour le bien de tous, par des actions concrètes, aussi bien institutionnelles que personnelles.

Parce que nous croyons que l’Esprit de Dieu est à l’œuvre en nous, nous savons pouvoir compter sur ses ressources pour accomplir cette tâche si difficile : la capacité de regarder l’autre avec amour, même quand il nous dérange ; celle de discerner humblement ce à quoi nous sommes appelés, ainsi que les limites de notre appel ; et surtout, les forces et la persévérance nécessaires pour accomplir cette œuvre.


Chant

Jésus te confie
Une œuvre d’amour,
Utile et bénie
Jusqu’à son retour;
Cette sainte tâche,
Veux tu l’accomplir,
Pour lui, sans relâche,
Sans jamais faiblir ?

Refrain
Prie, agis, jour après jour,
Sans broncher, suis ton Sauveur avec amour;
Sois fidèle obéissant,
Et le Maître rendra ton travail puissant.


Prière (Éphésiens 3.18-19)

Seigneur, rends-nous capables de comprendre la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de
l’amour du Christ.
Ainsi, nous connaîtrons cet amour qui dépasse tout ce qu’on peut en connaître.
Et nous recevrons toute la vie de Dieu, afin qu’il habite totalement en nous.

Nitaï Gaurasundara Das (Jean-Claude Emeriau) représentant l’Hindouisme

L’action fraternelle, chemin de paix et d’espérance


Mesdames et Messieurs,
Monsieur le Maire,

Chers adjoints et chers conseillers municipaux,

Chers représentants des traditions spirituelles,

c’est un honneur de prendre la parole en cette cérémonie de commémoration de l’armistice, autour d’un sujet à la fois profondément humain et spirituel : l’entraide entre les croyants de diverses religions face à la détresse.

L’hindouisme, l’une des plus anciennes traditions spirituelles de l’humanité, repose sur la conviction que le Divin, bien qu’illimité et inaccessible à nos sens matériels, réside entre autres dans le cœur de chaque être vivant. Hors la prière, moyen privilégié dans chaque tradition pour communiquer avec cet Être Suprême, le Seva — le service désintéressé — à Dieu et à l’humanité nous permet entre autre de développer cette vision universelle qu’expriment très bien les Textes Sacrés Hindous, les Védas : Vasudhaiva Kutumbakam, « le monde entier n’est qu’une seule famille ».

Cette perspective invite chaque hindou à reconnaître, au-delà des expériences variées de la foi, la dignité et la valeur sacrée de tout être vivant. L’entraide, dans cette optique, n’est pas un simple acte de charité, mais un acte spirituel, une forme de communion avec le Divin présent en autrui. Dans de nombreuses régions du monde, et notamment en Inde, cette philosophie se manifeste par des initiatives concrètes et j’aimerais partager aujourd’hui avec vous l’une d’entre elles qui me tient particulièrement à cœur car j’y ai de nombreux amis : en 1974 a été créée en Inde l’association Food for Life pour pallier au problème de la faim dans le monde et ce dans le contexte suivant.


Food for Life

C’est donc en 1974, trois ans avant qu’il ne décède, que le fondateur du Mouvement International pour la Conscience de Krishna, AC Bhaktivedanta Swami Prabhupad, lance l’initiative d’une distribution massive de nourriture végétarienne. Se trouvant à Mayapur, au Bengale, dans l’enceinte de ce qu’il considère comme le Quartier Général Mondial du mouvement qu’il a créé 8 ans plus tôt aux USA, il y est témoin d’une scène où des enfants des villages voisins se disputent des restes de nourriture avec des chiens errants. Le swami est profondément ému et il partage avec ses disciples présents sa vision d’un projet qui va vite devenir mondial : « Personne ne devrait souffrir de la faim à moins de seize kilomètres de nos temples. S’il vous plait aidez moi, commencez dès maintenant à distribuer des repas gratuits tous les jours  ».

De là est né cet organisme devenu maintenant international ‘’Food for Life’’ qui ne distribue que des aliments végétariens. Son réseau de 291 antennes est maintenant présent dans le monde entier, avec des projets dans plus de 65 pays. Chaque jour, des bénévoles distribuent plus d’un million de repas gratuits. Food for Life intervient dans diverses formes d’aide alimentaire, notamment auprès des sans-abri, pour les enfants défavorisés en Inde et pour les victimes de catastrophes naturelles à travers le monde.

Les membres d’ISKCON et des bénévoles du monde entier ont en une cinquantaine d’années étendu ce programme initial de distribution de repas né au Bengale pour créer à l’échelle de la planète un réseau de cuisines, de cafés, de camionnettes et de services mobiles, offrant tous des repas gratuits et établissant des tournées de livraison quotidiennes dans de nombreuses grandes villes du monde.

Depuis sa création, Food for Life a distribué un total plus de 8 milliards de repas.


Interventions lors des catastrophes

Les bénévoles de Food for Life ont distribué des repas sans relâche, notamment lors des nombreuses catastrophes qui ont touché la planète :

  • En 2021 – Lors de la pandémie mondiale de COVID-19 et pendant le confinement des milliers de repas fraîchement préparés ont été distribués dans
    les grandes villes du monde entier notamment en Inde, en Russie, en Ukraine, en ngleterre, en Argentine, au Brésil et en Australie, pour ne citer que quelques exemples.
  • En 2020 – FFL Honduras et Costa Rica ont servi des repas végétariens aux survivants de l’ouragan Eta.
  • En 2017 – FFL Mexique a fourni des milliers de repas végétariens aux survivants d’un tremblement de terre de magnitude 7,1.
  • En 2015 – Food for Life Népal a fourni plus de 100 000 repas végétariens aux survivants du tremblement de terre d’avril 2015
  • En 2013 – Food for Life a fourni une aide alimentaire végétarienne aux survivants du cyclone Phailin en Inde et du typhon Haiyan aux Philippines.
  • En 2008 – L’organisation Food For Life a servi des repas végétariens fraîchement préparés aux survivants des ouragans Gustav et Ike dans le sud des
  • États-Unis.
  • En 2007 – Les bénévoles de Food For Life étaient sur le terrain pour nourrir une grande partie des centaines de milliers de survivants qui se sont retrouvés sans abri après le cyclone Sidr, le cyclone le plus meurtrier à avoir frappé le Bangladesh depuis dix ans.
  • En 2005 – Suite au tremblement de terre au Pakistan et en dépit des hostilités constantes entre Inde et Pakistan, des volontaires indiens d’Udhampur, de Jammu, d’Amritsar et d’Haridwar, sont venus en aide aux victimes depuis leur temple hindou d’Udhampur, situé dans la zone sinistrée. Les volontaires ont chargé eau potable, riz, pain, tentes et couvertures dans des camions qu’ils ont distribué côte à côte avec les militaires et les policiers locaux
  • Toujours en 2005 – Lorsque l’ouragan Katrina a frappé la côte du Golfe de la Nouvelle Orléans tuant 1836 personnes, les bénévoles de Food For Life ont été parmi les premiers intervenants, distribuant jusqu’à 800 repas fraîchement préparés par jour aux familles dans le besoin du Mississippi et du Texas.
  • En Décembre 2004 – Un tsunami meurtrier a ravagé des régions d’ Asie du Sud, causant la mort de près de 200 000 personnes. Dès le premier jour de la catastrophe, Food for Life a été la première organisation humanitaire alimentaire à intervenir. L’après-midi même où le tsunami a frappé, alors que les moines hindous du temple Hare Krishna de Chennai, en Inde, étaient en train de préparer le repas dominical hebdomadaire pour des centaines d’invités , ils ont appris la catastrophe et se sont immédiatement précipités vers les zones les plus touchées de la côte Sud-Est de l’Inde. Ils ont cuisiné sans relâche pour servir leur curry de légumes à des milliers de personnes et ont aussi aidé à prodiguer des soins médicaux, à fournir vêtements et abris aux victimes, au Sri Lanka et en Inde .
  • Début 2005, lors des six mois qui ont suivi le tsunami, les bénévoles de Food for Life, ont distribué plus de 350 000 repas fraîchement préparés, continuant à fournir soins médicaux, eau, vêtements et abris. Ils ont alors ouvert un orphelinat à Colombo, le Foyer Bhaktivedanta pour les enfants.

Interventions dans les zones de guerre

Dans de nombreuses zones de guerre récentes et passées Food for Life était également présent :

  • Depuis 2022, date de l’invasion Russe en Ukraine, des bénévoles n’ont cessé de distribuer des milliers de repas de chaque côté des lignes de front, 5 bénévoles ukrainiens ayant même perdu la vie alors que le bâtiment où ils cuisinaient était touché par des attaques de drones.
  • Pendant la guerre de Bosnie, de 1992 à 1996, lors des 4 années du siège de Sarajevo, d’abord par l’armée yougoslave puis par l’armée serbe, dans une
    guerre qui a fait 11 541 morts civils, dont 1 500 enfants, les volontaires de Food For Life ont risqué leur vie dans les rues ou dans les abris souterrains pour distribuer des repas aux civils assiégés. Ils ont visité quotidiennement des orphelinats, des maisons de retraite, des hôpitaux et des instituts pour enfants handicapés tout au long du conflit lors duquel ils auraient distribué environ 20 tonnes de nourriture.
  • Lors de la Guerre de Tchétchénie, en 1995, la réputation des volontaires locaux risquant leur vie pour nourrir la population a été mentionnée dans un article du New York Times en date du 12 décembre 1995, où ils sont décrits comme ayant « une réputation semblable à celle de Mère Térésa à Calcutta. Il n’est pas difficile de trouver des gens prêts à jurer que ce sont des saints ».

Les autres activités

Plus récemment Food for Life a étendu son activité en créant Food Yoga International et inclut maintenant des projets écologiques tels que Govardhan
Eco Village à l’ouest de Bombay, l’hôpital Mira Road de Bombay ainsi que des orphelinats comme le Bhaktivedanta Children’s Home Gokulam au Sri Lanka, un refuge où les enfants reçoivent nourriture, abri, soins médicaux, éducation et affection, et le Juliana’s Animal Sanctuary, le seul sanctuaire agricole de
Colombie et lauréat du prix du meilleur sanctuaire international 2021 décerné par la Fédération mondiale des sanctuaires agricoles.


Conclusion

L’hindouisme ne cherche pas à convertir, mais à comprendre l’homme et sa souffrance. Il considère que toutes les religions mènent, chacune à sa manière, vers la vérité et la paix intérieure. Ainsi, l’entraide entre croyants devient un moyen de construire des ponts durables entre les communautés, d’apaiser les divisions et de servir ensemble le bien commun.

En cette époque marquée par les défis sociaux, écologiques et spirituels, il est plus que jamais nécessaire de rappeler cette sagesse ancienne :

Sarve bhavantu sukhinah — « Que tous les êtres soient heureux ».

Puissions-nous, dans cet esprit, renforcer les liens de fraternité entre nos traditions, et faire de notre diversité une force au service de la paix, de la compassion et de la solidarité humaine.

Vous remerciant de votre présence,
Au nom de la communauté hindoue de Cergy,

Nitai Gaurasundar Das

Mot de clôture

Christophe SIMON – Président de l’Association « Souffle et Chemins »

Mesdames et Messieurs, Chers amis, Frères et sœurs,

Alors que nous parvenons à la fin de cette cérémonie, nous remercions chaleureusement Monsieur le Maire et Madame la Présidente des Anciens Combattants pour leur soutien dans cette initiative. Leur présence témoigne d’un engagement commun pour la mémoire et pour l’avenir.

À vous tous, chers participants, un grand merci d’avoir pris part à ce moment de recueillement et de solidarité.

Ensemble, par votre présence, vous portez avec nous le flambeau de la paix.

La cérémonie est maintenant officiellement close.

Que nous repartions tous avec le désir de construire la paix à travers des gestes concrets de fraternité, avec foi, avec espérance, et à refuser avec dignité la fatalité de la division.

Merci, et que la paix vous accompagne.