2026-04-05 – Joyeuses Pâques


Chers frères et sœurs en Christ,


La Semaine Sainte s’est achevée, et en nous retournant sur ce chemin, nous en percevons toute la profondeur.
Dans un monde parfois désorienté, elle nous a fait traverser l’essentiel.

Tout a commencé avec les rameaux, dans un élan mêlé d’enthousiasme et d’ambiguïté, révélant un cœur humain capable d’acclamer comme de se détourner. Puis le Jeudi saint nous a introduits dans le mystère d’un Dieu qui se fait serviteur :
un Dieu qui lave les pieds, qui rompt le pain, qui se donne sans s’imposer, et nous apprend que l’amour véritable se vit dans l’offrande.

Avec le Vendredi saint, nous sommes entrés dans le silence.
Un silence dense, habité, où Jésus-Christ ne répond pas à la souffrance par des mots, mais par une présence offerte jusqu’au bout.
Sur la croix, Dieu ne contourne pas la mort : il la traverse.
Et dans cet apparent abandon, se révèle une proximité infinie – celle d’un amour qui ne recule devant rien.

Le Samedi saint a prolongé cette traversée dans l’attente et le dépouillement.
Temps suspendu, presque vide, où rien ne semble se passer, et pourtant où tout se prépare dans le secret de Dieu.
C’est le temps de la foi nue, celle qui tient sans voir.

Et voici que tout s’éclaire aujourd’hui : c’est Pâques.


La résurrection du Christ ne vient pas effacer ce chemin, mais l’accomplir. Elle en révèle le sens.

Là où tout semblait clos, une ouverture surgit.
Là où la mort paraissait définitive, la vie se lève.
L’amour s’est montré plus fort que la souffrance, plus fort que l’injustice, plus fort que la mort elle-même.

Rien n’est perdu désormais de ce qui est vécu dans l’amour.
Chaque geste, chaque fidélité, chaque don porte en lui une trace d’éternité.

La résurrection ouvre une brèche dans notre histoire : elle y inscrit une espérance que rien ne peut éteindre.

Elle nous appelle aussi à un passage intérieur : quitter ce qui nous enferme pour entrer dans une vie plus libre, plus confiante, plus donnée.

Elle transforme notre regard sur le monde et sur les autres, révélant en chacun une dignité que rien ne peut effacer.

Ainsi, ce que nous avons vécu n’était pas seulement une succession de jours, mais un véritable itinéraire :
du bruit au silence, de la peur à la confiance, de la mort à la vie.

Aujourd’hui, tout commence.

Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

Dans l’amitié du Christ vivant,

Christophe SIMON

Président de l’Association Souffle et Chemins, Cergy.

https://www.souffle-et-chemins.fr



Merci Christophe pour cette belle et profonde méditation,

Oui Christ est ressuscité !


Gabriel KEPEKLIAN

Délégué épiscopal pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme

Evêché de Pontoise


Bonjour Christophe,

Très beau texte, qui dit tout de l’essentiel. Qui nous montre effectivement le bon comme les manquements de l’homme, quelque part entre espoir et doute. Et la beauté de la confiance infinie que notre Seigneur nous accorde pour toute réponse. Tu as tout si bien écrit !

Merci pour cette vision éclairée que tu nous partages. 
Belle fête de Pâques à toi et à toute la famille !

Myriam-Alexia DE SOUSA


Bonjour mes ami(e)s chrétien(e)s,

Je vous souhaite de joyeuses Pâques.

Noureddine CHAFAI